Ouvrez l’armoire de Joséphine

 

Joséphine l’élégante.

Dans la salle des atours tapissée par des placards muraux la femme de chambre de sa Majesté s’affaire.

La suivante choisit châles, robes et chapeaux qui constitueront la toilette de la journée.

L’impératrice gravit rarement les escaliers qui mènent à ces lieux.

On lui apporte de grandes corbeilles emplies de châles, mouchoirs etc… et elle choisit.

Deux fois par an elle s’y aventure et procède au renouvellement de ses vêtements

et donne ce qu’elle ne portera plus à ses dames de compagnie.

il a donc été très difficile de retrouver ces fragments de vie de l’impératrice.


Corselet de l’impératrice Joséphine en pékin de soie brochée, doublé de coton.

Le coffret qui est à côté servait aux mouchoirs et châles où l’impératrice piochait au gré de sa fantaisie tout au long du jour.



Sous -robe


L’impératrice ne porte que des bas neufs.

(Pourtant un certain Hanaire présente des notes de blanchisserie de bas de soie.)

On présente à l’impératrice  des factures exorbitantes.

Ce luxe à un côté amer, de courte durée car l’impératrice reste persuadée

qu’elle soutien le commerce de luxe et la réputation d’élégance de la France.

Au début de 1809, Joséphine a 332 paires de bas tant en coton qu’en soie blanche (232) paires, rose ou noire.

Tout est impeccablement enveloppé dans des housses de toile



Quelques robes de jour.


Les très belles étoles brodées d’or et légères comme des ailes de papillon

réchauffent les robes très décolletées.



 


Les charmantes petites bourses assez « simples » par rapport au reste des accessoires.





Les délicats souliers ont été entièrement restaurés.


Les chaussures conservées à plat ou sous verre sont marquées par de mauvais plis écrasés.

Après un dépoussiérage par micro-aspiration,

une légère humidification locale, et un séchage entre deux buvards pour remettre le tissu en forme,

on consolide les chaussures et on leur redonne du volume grâce a des coussinets intérieurs.



 » Tout était d’une extrême élégance; rarement nous avons vu reparaître la même robe. »


« On lui apportait de grandes corbeilles qui contenaient plusieurs robes, chapeaux et châles. »

C’était en été des robes de percale très brodées et très ornées; en hiver des redingotes d’étoffe ou de velours. »–


« Elle se levait à neuf heures; sa toilette était fort longue,…. Quand tout cela était fini, elle se faisait coiffer, enveloppée dans un long  peignoir très élégant et garni de dentelles;

ses chemises, ses jupons étaient brodés, et aussi garnis. 

elle changeait de chemise et de linge trois fois par jour. »


Extraits des mémoires de Mme Rémusat, 1802 1808 (dame du palais sous l’empire)




Son lit de » tous les jours » qu’elle préférait au grand lit d’apparat.


L’impératrice se tenait dans son boudoir meublé assez simplement.



Les manteaux de cour à longue traîne sont le témoignage d’un raffinement extrême.

Ils sont maintenus par des bretelles et une ceinture autour de la taille.



Sa fille


Sa belle-fille

 


Le lit d’apparat


L’impératrice rendit son dernier soupir dans ce lit grandiose et somptueux.


Quelques descendants en grand désordre

Margaret 2 reine de Danemark,

Bénédikte princesse de Danemark,

—–

Anne-Marie de Danemark,

—–

Harald v, roi de Norvège,

Albert 2, roi des Belges.

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Henri grand duc du Luxembourg,

—–

Philippe 1er roi des Belges.


—-

 

 

 

 

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